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Les égarés de l’aube
La transparence des
signes
L’entente muette des
messages endormis, qui plissent sous les cernes de l’existence
L’art à l’état pur d’un
nouveau naître, comme une fenêtre que l’on dessine sur le vide du sens.
Plaintes mordues et
rependues sur la toile d’amour
Les mains tendues et
porteuses de couleurs défendent leur morceaux d’être, à pleine chair, à pleine
dent, sans chercher à paraître, seulement à respirer, respirer un peu mieux.
Le droit d’être
Le droit d’être soi
Le droit de montrer, de
se montrer, nus comme la terre en plein hiver
Le droit au masque, le
droit à la chaleur de l’imposture, aux baisers de l’erreur, à la beauté de la
blessure
Loin du monstre, l’humain
donne sa peau aux étoiles de l’expression LIBEREE
L’art pour ne pas mourir
de vivre, l’art de ne pas mourir
Etre c’est déjà faire, et
ne pas laisser faire… dans l’enfer du « devoir faire »-- La révolte deviens
salutaire-
Les couleurs de la
tourmente décorent l’espoir
L’art et la manière
d’être un soir d’hiver, sous la lune
Changer de regard, le
miroir et l’âme ouverte sans détours,
L’art de ne pas exiger d’être
ce que l’on n’est pas
L’écho des transparences
reflets d’un abandon d’abondance de soi d’une rive à l’autre
Cœurs battants
Cœurs battus
Corps défendant
Corps vaincus
Et l’âme parle en
revenant
Et l’âme crie ses
couleurs, ses douleurs, ses lancinants désirs
Essence de l’art
Herbe folle du hasard qui
pose les pinceaux du bon côté du miroir, juste le temps d’un passage, promenade
dans le cœur de l’homme blessé.
Promenade du bout des
yeux, à fleur de rire et de larme, à fleur de printemps menaçant l’été de ses
flammes
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