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1983 - 2005




























 




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Christian Sabas et le pavillon 53

Naissance d'une activité Non Faire dans l'hôpital

Une urgence s’imposait : briser le quotidien asilaire et redonner l’élan vital aux personnes enfermées, infantilisées, privées de leurs droits de citoyen et dépouillées de leurs habits et effets personnels.

Christian Sabas, infirmier psychiatrique, remarque très tôt le problème des rapports soignés/ soignants et refuse de faire des piqûres.

La carrière d'un infirmier qui refuse de tenir un rôle institutionnel est sans issue, Christian attend son verdict.

Mais en 1983, le Dr Jani Namyas défend l'idée d'un atelier libre d'expression, le Dr Pariente qui désire garder son infirmier « hors norme », demande l’ouverture d’un pavillon désaffecté au sein du parc de l’hôpital de Maison Blanche.
Il y détache Christian Sabas qui devient alors le premier animateur artistique du groupe en partageant sa passion pour la peinture et la musique.

Les visiteurs du Non Faire suivait un artiste en guerre
contre l'institution, un infirmier sans blouse blanche qui propose une porte de sortie digne, sans stigmatisation.

A partir de là, les patients se mettent à l’oeuvre, avec des matériaux de récupération, tout est bon pour devenir support de création : papier, cartons, draps…
Jour après jour, et pendant 20 ans, Christian prépare couleurs, toiles, instruments afin d'accueillir les résidents forcés du parc hospitalier... 2.000 personnes.

Implanté au coeur du parc hospitalier, les patients découvrent au hasard d’une promenade ou par le bouche à oreille cet ancien bâtiment d’hospitalisation de 1.200 m2 transformé en gigantesque espace d’expression.

L’activité de l’atelier s’intitulera "Non Faire" d’après une proposition d’Evelyne, une des premières artistes du groupe.

En 1985, l’Atelier du Non Faire est rattaché à l’association l’Echange présidée par le Dr Jani Namyas qui le gèrera jusqu’en 2003 pour assurer un fonctionnement institutionnel indispensable à son maintien au sein de l’hôpital psychiatrique.

L'Atelier du Non Faire était un moyen de sortir de l'enfermement, les peintres y vennaient pour se vivre.

L'hôpital déménage, le pavillon est vendu en 2002 et ferme officiellement ses portes en 2005 et n'est plus autorisé à accueillir du public.

Au fil des mois, l'hôpital déménage à Paris, le parc de Neuilly sur Marne est vidé de ses patients.

La mission d'accueil des personnes hospitalisées en désir de résister, de laisser trace de présence, d'existence [...] s'achève avec la fermeture du site.

Le Non Faire cherche alors à se rapprocher des nonfairistes en ville et imagine un espace de création dans Paris.
















Atelier du Non Faire





Christian Sabas





Atelier du Non Faire



































 

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