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Chroniques
du Non-Faire
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| LMP, le 14/04/08 Christian nous livre le thème de nos prochains rendez-vous de l'Olympic: "Rien ne vient de rien" Et San Gredor répartit tout de suite sur "un Rien ne naît de rien! " Je demande à San Gredor s'il met la naissance comme un défi au néant, comme une sorte d'adversaire viscéral et vital au " rien" que propose Sabas. San Gredor continue sur l'enfantement dans la douleur, sur la création accouchée dans une blessure. L'être vient bien d'une déchirure, ajoute François. C'est à l'humain de faire du Néant un Tout, de la déchirure une signature mais dit Christian quoique que nous nous mettions à créer, à pétrir dans nos vies d'hommes, nous sommes acculés à ce néant qui nous troue et nous encombre. Je demande à Christian s'il n'envisage pas une brèche, une effraction d'être, de cohésion, quelque chose comme une forme ou une coagulation dans ce "Rien" qui sera notre thème du 5 mai à l'Olympic. Quelque chose comme un flagrant délit de non-rien, ou d'anti-rien que seraient nous tous, les forçats de la sensibilité, nous dans nos gestes quotidiens. Duras avait cette belle formule pour un rien qui n'est jamais rien, à savoir : "la vie matérielle". ô combien consistante dans son anodin, ô combien dense dans sa fragile vacuité. Le tout de nos vies habité par ce rien de la vie matérielle, vie des matières, vie de nous dans nos rituels de fous. N'y a-t-il rien qui monte du rien, rien qui se lève comme un air d'aurore, comme un souffle révolutionnaire, comme un branle-bas de la vie qui (se) démène et (se) fuit? On parle avec des mots d'hommes, dit Joëlle. Tout ça c'est du vivant qui s'ébruite sur fond de chaos. Et cela fait sens dans le grand maelström des plus riens. Je repense à une phrase de Miguel Bennassayag: "Notre travail s’inscrit dans cet effort, effort non de souffrance mais de création, de joie partagée, de vie qui vainc la survie à laquelle le système veut nous asservir » Toujours la création bée du rien, comme si le rien valait condition vitale d'accession au tonus de vivre. Aldo Naouri dans ses entretiens sur France Culture expliquait que le petit d'homme doit absolument faire l'épreuve du vivant dans le rien, c'est-à-dire dit-il s'éprouver entre deux satisfactions primaires, ici deux biberons, s'éprouver vivant dans l'attente- même et surtout si cette attente est sans plaisir, ce sera nous dit Aldo Naouri à cette condition que l'enfant s'aguerira et commençera "la formation à la frustration" Toute l'éducation tente de nous faire des adultes de qualité, cette qualité serait-elle de savoir son néant, savoir que nous sommes sans doute à l'instar du titre de Robert Musil des hommes sans qualité mais que c'est cela opiniâtrement qui fait notre qualité d'être au monde, vivant dans ce trou d'être et saillant de cette béance et tentant toujours en bon personnages Beckettien une remontée, une ossature ou quelque équilibre de "petit corps raide debout", toujours à deux doigts de flancher et néanmoins toujours en train de sursoir à la chute. Je demande alors à Christian si dans ce chaos génésique, cette matrice d'un rien-tout à scupter s'il n'y a pas une mémoire impersonnelle, celle trans-individuelle, celle qu'on pourrait dire la mémoire de l'humanité qui se creuse et grossit et s'enfante. Joëlle voit bien que nous dansions la chose en lamentos de femmes ceintes d'un ventre de chiffons qui offriraient leurs parures d'haillons au public telle une création instantanée faite à partir de rien. Comme un homme qui marche sur le sable et que la mer efface, dont la mer recouvre les empreintes d'homme. Alors cela me fait songer à la dernière phrase de Foucault dans Les Mots et les Choses " Si par quelque événement dont nous pouvons tout au plus pressentir la possibilité, mais dont nous ne connaissons pour l'instant ni la forme ni la promesse, ces dispositions basculaient, comme le fit au tournant du 18eme siècle le sol de la pensée classique, alors on peut bien parier que l'homme s'effaçerait, comme à la limite de la mer un visage de sable" LMP, 14 avril 2008, 10h12h, Violette Villard |
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Tendre les
écarts du Sujet: Le Pari d'une séduction peu banale
L'aujourd'hui du désir
? 06/03/08 Violette
Villard |
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Suite
à la soirée du Kino Klub du 4 février 2008, Ciné
104 104 av Jean Lolive 93500 Pantin
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FERNAND
DELIGNY Sandra (stagiaire éducateur spécialisé) Que reste
t il de ce film non pas vu mais vécu bien au-delà de cette
projection. |
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Le 8 janvier 2008 FRANCE CULTURE - DOCKS |
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| Le
4/12/07, des dires et des tendances
J’écoute hier soir Nicolas Grimaldi sur France Culture,
Crois-tu que les autres aient le souci du grave, le sens aigu de l’anodin,
crois-tu Christian dit bien que nous avons tous la même ligne, la même
très fine, Dans cette tendance, Grimaldi mettait l’attente, nous sommes
des tendances Fragment 268 du Gai Savoir, Qu’est-ce qui rend héroïque : S’avancer simultanément vers sa plus haute souffrance et sa plus haute espérance. Savoir parfois ne pas bouger, ou bouger comme une sentinelle, faire le guet des temps qui nous encombrent pour médire les mollesses, les inerties et se mettre à l’œuvre, au dire des vitesses, des courants, s’atteler à l’attente en toute impatience avec hardiesse et héroïsme . Sans doute savoir attendre, s’attendre au même titre qu’attendre l’autre, le cours de l’autre c’est la seule course de fond de toutes nos existences. Ultimité. Extrême urgence. Réconciliation des tempos. Ecouter, parler, écouter la parole parler, écouter l’attente se dé-tendre, faire le vivant dans tous les laps, les blancs, les ascèses de soi en suspens, venir partager les pas de nos parenthèses, les frénésies de nos haltes, transfigurer à foison l’attente en suspense, devenir des enquêteurs du temps, un atelier de philosophie qui serait un atelier des dires, c’est le nouveau nom que propose Christian pour ne pas se laisser violenter par la lourdeur des concepts. Toujours se tenir aux aguets du mouvement de la pensée, toujours suivre l’attente des courants et accompagner la valse des idées tel un danseur de cordes, tel un jongleur d’élan.
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ROMA
Rome ville
ouverte. Ouverte aux caprices, au vent, aux touristes de toutes régions,
de tous pays. Première fois que je foule ton sol. Aucune idée
préconçue, seulement que tes habitants ont le verbe haut.
Ils ont dans leurs paroles et dans leurs gestes, la chaleur de la Méditerranée
et aujourd’hui le soleil inonde la ville, réchauffant les
corps et les cœurs. Richard 08-11-2007 |
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5/09/2007, l’aléa et la chose fluente1 L’aléa
c’est le thème proposé par Christian pour le 24 septembre,
à l'Olympic café, siège des rendez-vous rituels du
Non-Faire. D'où
ça vient un mot pareil, est-ce aléatoire de penser faire
de l'aléa la matière de nos vies, la racine adéquate
celle qui dira la sincérité de ce que nous sommes, nous
les humains précaires, nous les êtres de bric et de broc,
nous les hommes aléatoires. Je lis beaucoup,
dit Christian, ils en reviennent tous au hasard, à l’aléa.
Atelier Z,
10h-12am, 5/09/2007 |
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