| Autour
d’un café, des personnes de différents
horizons se rencontrent et … parlent dans Paris,
réinvestissant les lieux.
Des liens semblent ainsi se créer pour abriter, accueillir
Mr. K, lui donner une chance de s’en sortir du parcours
embrouillé du Château, des infinis
procès de la folie-psychiatrie…
étouffants horizons Kafkaïens.
Nous ne ferons rien sinon surenchérir quand
l’autre s’essaiera à être par
la parole, par une phrase, par un jeu banal, anodin.
Nous serons là… car nous savons que
c’est sur un temps plus ou moins long et avec ce temps que
s’élabore un projet véritable dans une
réelle nécessité.
Il y aura des patients, non-patients, impatients
d’être, en mal d’écoute. Il
sera sujet de ne pas perdre le fil d’Ariane si mince soit-il,
qu’un simple café aide à surmonter le
labyrinthique agitant Mr. K.
Le K-fé, ainsi que le
Non-Faire, est ouvert à tout le monde. Etant
localisé dans Paris, il s’adresse plus
précisément à :
Des patients psychiatriques,
hospitalisés à Maison Blanche, sortant donc en
permission ou accompagnés par le personnel
Les patients qui viennent de sortir de l’hôpital,
pour une continuité de soin, et un accompagnement qui
permettent une réinsertion pas trop brutale dans la
cité.
Des sujets, déjà hospitalisés, en
risque d’hospitalisation, pour prévenir des crises
et éviter des rechutes.
La population en général, pour qu’on
puisse profiter d’un lieu pour exprimer, partager,
échanger et élaborer problèmes
existentiels et malaises psychologiques avant le
déclenchement de vrais troubles, et avant de tomber dans les
mailles de la psychiatrie ; mais aussi simplement pour un
K-fé et pour Non Faire …
Des parents… pour qu’ils puissent se
parler…
Des soignants et stagiaires
Objectifs et connotation:
Ainsi
que l’atelier du Non-Faire, le K-fé est, avant
tout un lieu, un outil de soin. En tant qu’espace de
proximité, il se propose aussi un objectif de
prévention, celui qui manquait au Non-Faire,
confiné dans l’enceinte de l’asile.
Le
K-fé veut créer une transition entre
l’irréalité de
l’hôpital et le retour concret du patient en ville,
dans son milieu, dans son village…
Il
offre un complément et en même temps une
alternative aux services psychiatriques de proximité, voire
CMP, CATTP, Hôpital de jour.
Il
constitue une aide à la personne en souffrance, inconnue du
secteur. Il lui permet de se signaler, de trouver un repère,
un réconfort moral.
Il
donne aux soignants l’occasion de se retrouver pour discuter
devant et avec des patients hors des lieux institutionnels.
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