| PAVILLON 53 |
| ATELIER PHILO | |||||
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| MOBILISATION
AUTOUR DU « NON FAIRE »
Par une belle
journée d’hiver ensoleillée et quelque peu enneigée,
le 25 JANVIER 2007, je ne peux pas résister à appeler mes
amis de l’atelier NON FAIRE, CHRISTIAN SABAS ET SIMONETTA DI GIROLAMO,
les sachant dans une passe difficile ! Je connais
l’atelier du NON FAIRE depuis plusieurs années. BREF, CHRISTIAN
aidé intelligemment par SIMONETTA, a tout compris, les patients
par leur présence active en attestent, si besoin était. ON l’a
vu, NON, à
mon avis, il faut en chercher les raisons ailleurs et principalement dans
la politique de Désengagement (de l’ETAT) très présente
à l’hôpital, relayée par une hiérarchie
zélée et formatée l’abordant aujourd’hui
cyniquement et sans pudeur … « CREER C’EST RESISTER» Déjà, les uns et les autres nous créons, et nous résistons plus ou moins. Nous sommes tous interpellés. Ainsi au delà du soutien sans faille à apporter à l’Atelier du NON FAIRE, c’est la défense du SERVICE PUBLIC qui est en cause. (à l’heure des élections présidentielles, les media s’attachent aux petits mots de la campagne, alors que les débats de fond doivent être amplifiés et les engagements tenus, alors agissons!) Je souhaite
que sensibles à toutes ces questions, nous nous sentions tous concernés.
Des combats ciblés sont à mener chaque fois qu’il
y a nécessité, voire urgence. Jean-Bernard
COUZINET |
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| L’atelier
du Non-Faire…
Il fait
froid… Il fait froid… Il fait froid… Il fait froid… Il fait froid… Il fait froid… LA REDACTION |
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Ici le non faire
Selon les dernières nouvelles du moloch administratif qui voudrait en finir avec une prétendue anomalie qui a eu l’audace d’exister malgré (etc.…) nous récidiverons d’une manière ou d’une autre (voire même avec des moyens légaux) Nous l’avons déjà dis et puisque
il faut nous faire entendre nous sommes plus que des tubes digestifs ? Faut il répéter que nous avons droit de cité autre part que dans des boites vitrées où la liberté est muselée par des normes nuisibles à notre épanouissement Vous avez encensé et rendus illustres nombre de poètes notoirement compromis avec des criminels tels Staline ou Franco pour mieux nous accuser de visées rastafariennes aux contours fumigènes. Nous affirmons exister et nous revendiquons un espace de liberté quelque part dans la ville autrement qu’administrés tels des pantins en pyjamas ou en bleu de travail (métro boulot dodo). Nous revendiquons une alternative à la misère (matérielle, affective, culturelle) que nous propose une organisation de l’économie et de la société dont la violence que déversent les médias sert d’appui à un chantage à la moindre souffrance qui est le lot de l’immense majorité qui mène sa barque de crédit bancaire en faillite générale. Nous diables ? Pourquoi pas ? Nous sommes joyeux et sympathiques ! Et vous, les administrants de la normalisation bureaucratique ! Ne vous occupez pas de nos chaussures qui sont parfois trouées, nous avons besoin d’un lieu. Vos arcanes du pouvoir régulateur n’ont pas à nous concerner car nous savons vivre ensemble la où se crée quelque chose d’autre qu’une publicité aussi banale que sophistiquée. Nous optons pour un Non Faire et pas pour un abri Decaux. Vous ne gagnez pas toujours, nous non plus ! Mais au fait ? Qu’avons nous fait de si grave ? Nous préférez vous comme un segment du marché ? (Comme le prozac). Quelqu'un a cru frapper à la porte du paradis, c’est un enfant qui cherchait quelque part, un enfant quelque part a pris des coups de trique parce qu’il s’est fait aborder par un pédophile dans un terrain vague à Belleville, et vingt ans après il a bu beaucoup, un soir, toujours à Belleville, et alors il a massacré celui qui touchait à sa cousine. Alors il a passé des années en UMD à Sargueminnes. (((((((C’ETAIT SEULEMENT UN EXEMPLE DE CE QUI PEUT ARRIVER A UN ENFANT DE PARIS))))))))) Et de la ville en tant que guet appens et de l’hôpital en tant que violon ! Ceux qui n’ont rien voulu dire, croyant la condition c’est se taire pour avoir la paix, et les journaux de parler de courses hippiques et de football, en buvant un pastis à leur santé. Basse nasse, banal ramassage de toutes sortes d’estomacs à remplir, une paye, encore une (pour combien de temps encore) nos vieux ont peur, les enfants très réalistes déjà, le pouvoir apparemment sûr de son coup, la torture légalisée, par la plus grande démocratie au monde, il faut une bonne dose de pub pour nous ouvrir l’appétit quand la télé est dans la salle à manger. Avez vous vue la jolie fille qui refusait de manger parce que les gens sont méchants? Avez vous entendu le bruit des coups et les cris de l’enfant. Nous sommes, par défaut, la défausse verbale
d’une fuite d’air comprimé dans le servofrein d’un
véhicule-n’importe quoi qui crabote d’ornière
en nid de poule. Le surréalisme a-t-il cru ou pensé ou bien
pensé croire qu’il avait sa place à l’usine
autrement qu’en slogan publicitaire ! |
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| Au Nom du Faire, du Fou et du Sain Esprit !
L’humeur est au négativisme
et à la complaisance dans l’impuissance. Il est vrai qu’il
est tellement plus confortable de se laisser aller aux passions tristes
que de choisir de s’efforcer à la joie. La joie est subversive
et la tristesse réactionnaire écrit Miguel Benasayag,
soyons sûrs aussi que la joie exige une endurance et une ténacité
dans l’être que la tristesse s’épargne.
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Non faire en patrimoine…
Qu’appelle
t-on patrimoine… puis qu’il existe un patrimoine génétique. ALEXANDRE |
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| L’évolution
des esprits se fait aujourd’hui vers un consensus ; la critique
déontologique et la critique thérapeutique ne sont plus
à l’ordre du jour ; par contre, l’ouverture du monde
hospitalier sur l’extérieur est une nécessité
absolue et impérieuse afin d’adapter les courants psychiatriques
au profil évolutif de la société.(…) Dr Yona Namias |
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| C’est
un lieu étrange Christian Roulot. |
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| Il
existe à l’hôpital psychiatrique de Maison Blanche,
une salle curieusement appelée le Non-Faire. Et ces deux mots
paraissent d’autant plus paradoxaux que, sur les mures de cette
pièce, il y a des dessins et des peintures exécutées
par les malades. Il y est possible d’entendre et d’écouter
de la musique classique et moderne; on peut sur une machine à
écrire taper des lettres personnelles, quelques poèmes,
quelques nouvelles, peu importe les vers boiteux, les fautes de syntaxe
et d’orthographe, peu importe la valeur littéraire de
ces textes! François |
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| « Par l’expression picturale le patient est capable de montrer à nu une structure de pensée flottante qu’il arrive à cadrer par l’image qu’il représente, agréable ou non, sur le support toile, papier ou autre, laissant ainsi des traces de lui-même qu’il gère, grâce à la liberté d’expression dont il jouit dans un lieu et qui lui permet de repenser en termes plus clairs son être tout entier. » OASM |
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| Ce lieu peut-être considéré comme un essai de destruction des structures asilaires, de destruction des résidus de l’ancien système psychiatrique, car il est une tentative de reconstruction de la / les personnalités désarticulées, au travers d’un « ailleurs » créatif, indépendant du fonctionnement administratif et médical de l’institution. Du : En effet, n’imposant pas, à priori, de but ou de règles rigides au maniement, à la manipulation, des couleurs, des formes, de l’espace, des mots, des sons, des gestes, des silences, celui qui, faisant le pas, entrant, chacun de nous, peut y exprimer, voilé autant qu’il en éprouve le besoin sous une apparente incohérence des parties de son « jardin secret », des morceaux parfois chaotiques, désynchronisés, désarticulés, morcelés de sa personnalité, des parts encore informes ou informelles de ce qui sort de lui, de ses tentatives, mais sous l’ensemble desquels se cache un ordre possible par l’échange, parfois réciproque, des appréciations, des ponts de vue, des indifférences, des critiques des autres… Cela est possible
par le fait que cet atelier, ouvert à tous les patients de
l’hôpital, et même à des personnes de l’extérieur
de ses murs, ainsi qu’aux membres du personnel quels qu’ils
soient ne se propose aucun effet thérapeutique, prémédité,
mais qu’il fonctionne comme un lieu de rencontre, connu des
uns puis connu par d’autres, comme par hasard, par des conversations
en d’autres lieux (pavillon, cafétéria, ergothérapie,
parc ou allées de l’établissement, etc. …). Un courtisan du Non-Faire |
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| « Dans les murs colorés du silence, s’évaporent les bruits musicaux du Non-Faire. Mais qu’y faire, sinon accepter la réalité à faire pour plaire ou pour déplaire, à chacun sa guise du moment que l’on en ressort plus vivant que mort. » Un
courtisan du Non-Faire |